Après sept ans d’absence, l’artiste libanaise Yasmine Hamdan est de retour avec un troisième album, intitulé “I remember I forget وبتذكر بنسى”, sorti en septembre dernier. Elle qui s’est fait connaître avec son groupe pionner d’électro-indie beyrouthien Soapkills, navigue depuis 2012 en tant qu’autrice-compositrice-interprète, entremêlant habilement des influences variées : racines panarabes, pop et textes poétiques, électro, soul et mélodies de guitare.
Une fois qu’on l’a entendue, on n’oublie plus sa voix singulière, à la fois brute et profondément habitée. Certain·e·s l’auront découverte dans le film de Jim Jarmush Only Lovers Left Alive primé à Cannes en 2013, dans lequel elle joue et chante. Pour son nouvel album, elle s’est plongée dans les codes du chant arabe classique et les réinvente avec finesse. Son univers tisse des liens entre l’intime, le poétique et le politique, porté par un attachement fort à la langue arabe, qu’elle choisit comme vecteur d’émotions.
De retour sur scène, Yasmine Hamdan revient avec une intensité à la fois dépouillée et pleine de grâce, affirmant plus que jamais sa place unique dans le paysage musical contemporain. Elle entraine alors le public dans une expérience immersive puissante, emportant vers des atmosphères tantôt sombres, toujours sensibles, où la poésie affleure.
In full solidarity with Lebanon 🇱🇧
Caisse du soir
Imaginez l'humanité comme une nuée d'oiseaux adolescents fraîchement tombés du nid, encore en train d'apprendre à voler ensemble. Bienvenue dans le monde d'Aino Salto, le projet solo de Sonia Loenne — née en France, grandie à Leipzig, posée à Berne. Son nom de scène, elle le pique à la mythologie finlandaise : Aino, celle qui préfère se transformer en poisson plutôt que d'épouser un vieux qu'on lui impose.
Avec son fidèle band (bugle, claviers, contrebasse, batterie), elle façonne une indie pop douce-amère aux accents jazz qui parle de colère, de sororité et de fins du monde — et qui donne quand même envie de danser. Oui, les deux en même temps. Trois EP en dix-huit mois, un passage à la Montreux Jazz Fall Residency, et un message martelé à chaque concert : un autre monde est possible, et on nourrira l'imaginaire jusqu'à ce qu'il devienne réalité. On a hâte.